[46] Nos sentiments
Que dit le Cours à propos des sentiments? Je sais qu’il stipule que nous ne devrions pas les nier. Pourriez-vous élucider cela? Devrions-nous écouter ce que nous disent nos sentiments?
R : Sentiments est un terme peu utilisé dans le Cours, puisqu’il est centré sur les pensées. Mais pour accéder à nos pensées, il est très important d’être en contact avec nos sentiments. Si nous n’avons pas conscience de la façon dont nous nous sentons, nous sommes beaucoup plus éloignés de nos pensées. Donc l’une des premières étapes pratiques que peut entreprendre un étudiant du Cours, c’est de se rendre de plus en plus compte comment il se sent. Souvent, cela s’avère être un processus douloureux, puisque la plupart du temps nous nions nos émotions douloureuses. Lorsque nous permettons à ces émotions de monter à la surface, nous sommes tentés de les refouler parce qu’elles sont désagréables. Certains ne nient et ne refoulent que certaines émotions particulières comme la colère, le chagrin ou la jalousie. La société nous enseigne ce que nous “devrions” et “ne devrions pas” ressentir, puis arrive le Cours et, en tant que chercheurs spirituels, nous nous imposons des “tu devrais” et “tu ne devrais pas” supplémentaires. Il n’est pas surprenant que personne ne sache comment il se sent!
Une fois que nous sommes en contact avec ce que nous ressentons, nous pouvons entamer le processus de découvrir la pensée qui a causé l’émotion. Nous n’avons pas besoin de mettre nos chapeaux à la “Sherlock Holmes” et assidûment aller à la recherche de ces pensées, car trop intellectualiser le processus ne devient qu’un obstacle de plus. Cherchez de votre mieux dans votre esprit, mais ce qui est plus important, c’est de donner à Jésus ou au Saint-Esprit votre désir d’apprendre quelle est la pensée sous-jacente. Dans la plupart des cas, même quand il s’agit de colère, vous allez constater que vos pensées ont quelque chose à voir avec une sorte de perte. Et quand la pensée est rendue consciente, vous avez le choix de la changer ou non. Mais au moins vous aurez trouvé la véritable source de votre souffrance. Ce n’est pas quelque chose en dehors de vous, mais ce sont plutôt les pensées dans votre intérieur.
Comme Jésus nous dit dans le texte:
“C’est la seule chose que tu aies besoin de faire pour que la vision, le bonheur, la délivrance de la douleur et l’évasion complète hors du péché, te soient tous donnés. Ne dis que ceci, mais en le pensant vraiment et sans réserve, car là réside le pouvoir du salut:Je suis responsable de ce que je vois.
Je choisis les [pensées et] sentiments que j’éprouve, et je décide quel but je voudrais atteindre.
Et tout ce qui semble m’arriver, je le demande, et je reçois comme j’ai demandé.Ne t’y trompe plus, tu n’es pas impuissant face à ce qui t’est fait. Reconnais seulement que tu as fait erreur et tous les effets de tes erreurs disparaîtront”T-21.II.2:1-7
[47] Reconsidérer des décisions passées
Il y a sept mois, je pensais avoir pris une décision paisiblement et de manière aimante. J’avais été conseillé et soutenu dans ma décision. Mais j’ai récemment reçu des informations qui m’ont fait remettre en question ce que j’avais fait. À l’époque, j’avais l’impression que c’était la chose la plus aimante et la plus gentille. Je trouve cela très troublant et j’ai réécouté les cassettes sur “Les règles pour la décision”. Je crois que je n’ai jamais cessé de me sentir coupable et de me blâmer pour cet acte. Je sais que le Cours est un processus. Je l’étudie depuis douze ans. Mais lorsque cela s’est produit, je me suis demandé si j’avais fait le moindre progrès. Je sais que l’objectif du Cours n’est pas de faire quelque chose en ce monde. Est-ce que j’ai affaire à deux situations différentes ou toujours au problème initial?
Si vous aviez l’impression d’avoir agi de la façon la plus aimante et gentille, vous devriez en rester là. Vous savez, nous nous sommes tellement limités et nous avons érigé tant de couches de défenses en choisissant de penser que nous sommes des corps que nous ne sommes tout simplement pas en contact avec ce qui se passe sous la surface de ce dont nous avons conscience. Nous ne pouvons pas du tout voir le tableau entier, et par conséquent nous ne savons pas où nous en sommes sur notre chemin de l’Expiation. Cela n’aide donc pas de nous questionner sur notre progrès. C’est là où il est si utile d’avoir Jésus comme Enseignant. En suivant ce qu’il nous conseille dans son Cours nous sommes amenés de plus en plus profondément dans notre esprit et commençons tout doucement à prendre contact avec les motivations sous-jacentes de nos actes et pensées récurrents.
L’expérience que vous avez faite n’est donc pas du tout rare. Nous nous rappelons tous des décisions prises qui semblent avoir été les bonnes, mais maintenant, parce que nous avons découvert plus de ce que nous gardions caché à notre sujet dans notre esprit, nous constatons que nous étions passés sur certaines choses ou que nous nous étions tout simplement dupés. Il faut s’attendre à cela le long du chemin, mais se sentir coupable n’aide pas. Se sentir coupable ne fait que renforcer le problème, et la solution reste cachée.
La “bonne” réaction est d’être reconnaissant d’avoir appris quelque chose de plus sur la façon dont opère l’ego, et ainsi pouvoir être désormais encore plus vigilant afin de déceler ce genre de stratagèmes. C’est une expérience qui nous rend humbles, mais si vous acceptez que le but consiste à entrer dans les ténèbres de votre esprit – avec l’amour de Jésus comme guide – vous ne serez pas surpris de découvrir ces cas d’autotromperie. En fin de compte vous reconnaîtrez que tout cela est une défense contre la lumière et l’amour qui sont là, et que c’est cela notre véritable réalité.
[48] Le pouvoir du moment présent
J’ai lu le livre Le pouvoir du moment présent d’Eckhart Tolle et j’ai trouvé qu’il correspond à Un cours en miracles. Est-ce qu’à la Fondation vous êtes tombé sur ce livre? Si c’est le cas, pourriez-vous commenter les idées du livre et dire de quelle façon elles coïncident ou non avec le Cours?
Notre Fondation a toujours eu pour règle de ne pas discuter le travail d’autres auteurs et enseignants d’Un cours en miracles ou de tout autre travail relatif au Cours. L’une de nos raisons est le risque que cela pourrait très facilement conduire à la dissension, ce qui l’emporterait sur toute utilité potentielle d’une telle explication.
Ce que nous pouvons dire cependant, c’est qu’Un cours en miracles est unique parmi les spiritualités ou approches spirituelles, autant contemporaines qu’anciennes. Cela ne veut certainement pas dire qu’il est nécessairement le meilleur, mais seulement que ce qu’il enseigne, et la manière dont il l’enseigne, diffère des autres voies. En gros, on pourrait définir cette qualité unique comme étant la combinaison d’une métaphysique non duelle – qui spécifie que seul le Dieu non matériel est réel – et d’une approche psychologique subtile largement basée sur les découvertes de Freud dans le domaine du psychisme humain. Cette combinaison nous aide à vivre au sein du monde illusoire sous le principe du pardon qui nous est enseigné par le Saint-Esprit.
En général, nous pouvons également dire que si un étudiant d’Un cours en miracles retire des bénéfices d’une autre voie spirituelle et qu’une telle combinaison contribue à ce que l’étudiant fasse preuve de plus de bonté et pardonne plus souvent, alors cela ne nécessite ni justification ni commentaires. Il est toujours utile de revenir à l’enseignement fondamental du Cours du contenu plutôt que de la forme et de se rappeler l’énoncé à la fin du Manuel pour enseignants:
“Le curriculum est hautement individualisé et tous les aspects sont sous la direction et les soins particuliers du Saint-Esprit”M-29.2:6
Par conséquent, lisez et étudiez tout ce qui vous aide. Le plus important, c’est à quel point vous pouvez pratiquer le pardon, plutôt que de chercher à le comprendre.
- Question 49 — La neutralité du monde et du corps
- Question 5 — L’utilisation du genre masculin dans le langage du Cours
- Question 50 — La difficulté à pardonner
- Question 51— Regarder l’ego avec humilité
- Question 52 – Culpabilité face à la souffrance du monde
- Question 53 — Essayer d’améliorer le monde extérieur
- Question 54 – Qu’en est-il de l’intelligence?
- Question 55 a) — Haine secrète à l’encontre des bonnes gens
- Question 55 b) — La perle inestimable
- Question 56 — Pourquoi choisissons-nous la vie que nous menons?
- Question 57 — Le programme en 12 étapes et le Cours
- Question 58 — Voir des “appels à l’amour”
- Question 59 — Comment pardonner
- Question 6 — Le caractère unique du Cours comme voie spirituelle
- Question 60 — Dire des pieux mensonges
- Question 61 — Relations particulières et attaque