Kenneth WAPNICK
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Q

[38] “Un appel qui n’a jamais été fait”

À quoi se réfère le Cours lorsqu’il y est dit:

“Il n’y aura pas d’assaut contre ton souhait d’entendre un appel qui n’a jamais été fait?”T-31.II.8:5
R

L’“appel qui n’a jamais été fait” fait référence à l’“appel” à être séparé de Dieu, constamment entendu dans nos esprits faux. Il est impossible de se séparer de la totalité, de tout; par conséquent, l’appel “n’a jamais été fait”. C’est une autre façon d’énoncer le principe de l’Expiation voulant que la séparation ne s’est jamais produite dans la réalité. Nous ne serons pas non plus punis à cause de notre désir d’entendre l’appel qui nous dit que notre identité individuelle séparée est réelle. Dans un contexte différent, Jésus dit essentiellement la même chose:

“Voilà ta promesse de ne jamais permettre que l’union t’appelle hors de la séparation”T-19.IV.D.3:4

Mais il ne se lasse jamais de nous rappeler que ce n’est pas un péché qui mérite le châtiment que de préférer exister en tant qu’être individuel et d’inventer un Dieu à notre propre image plutôt que de répondre à l’appel du Saint-Esprit qui nous invite à revenir à notre véritable Identité en tant qu’esprit, en tant que le Christ. C’est ce que signifie: “Il n’y aura pas d’assaut”. Cela corrige les vues bibliques traditionnelles d’un Dieu offensé et vengeur qui exige que les péchés de Ses enfants soient expiés par le sacrifice.

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Q

[39] Les attaches terrestres

Je vous ai souvent entendu dire que lorsque nous nous éveillons, nous ne nous désagrégeons pas, nous ne disparaissons pas, etc. Et pourtant, chaque fois que j’envisage sérieusement de retourner chez moi avec Jésus, je pense à ma tâche inachevée à accomplir “ici” et cela m’arrête. Puis je me souviens que vous avez déjà dit que tout ce qui doit être fait ici le sera, parce que mon corps sera dirigé de la manière la plus utile, mais que je n’aurai plus à m’en préoccuper. En fait si cela me préoccupait, cela proviendrait de mon ego. Est-ce correct? Comment puis-je concilier cela avec l’exemple des bodhisattvas qui choisissent de conserver un attachement à quelque chose en ce monde – que ce soit un être cher ou du chocolat – afin de maintenir leur corps et faire le travail d’aide qu’ils sont venus faire ici? Du point de vue du Cours, c’est un investissement en ce que nous faisons, n’est-ce pas?

R

Si je vous comprends bien, vous dites que vous croyez être ici, et que vous aimeriez retourner chez vous, mais vous n’avez pas encore fait ce choix parce que vous avez le sentiment de ne pas avoir terminé ce que vous avez à faire ici. Cet état d’esprit est nettement différent d’un état d’esprit guéri qui sait qu’il n’est pas vraiment ici, mais qui est devenu uniquement l’instrument de l’Amour du Saint-Esprit. Autrement dit, les points de départ sont tout à fait différents. L’esprit guéri est déjà pour ainsi dire “parti”, mais il est “ici” d’une manière totalement différente de l’esprit qui est encore en route et réfléchit au choix de rentrer chez lui avec Jésus. Un esprit guéri est au-delà de toute identité corporelle et s’identifie entièrement à l’amour non duel. Par conséquent, être présent dans un état illusoire nécessite de porter son attention sur quelque chose qui aide à s’enraciner. Cela pourrait être n’importe quoi – d’aimer le chocolat jusqu’à suivre une certaine équipe de base-ball. Mais il n’y aurait jamais de réticence ou de résistance à retourner chez soi, car l’esprit guéri sait qu’il y est déjà; il n’y a rien à atteindre, aucun chemin à faire.

Je crois que vous voulez dire quelque chose de totalement différent en ce qui concerne le contenu de cet état d’esprit. Dans la forme, il se peut que les deux aient l’impression de ne pas encore avoir terminé ce qu’ils ont à faire ici. Or ceux qui sont encore sur le chemin et apprennent comment diminuer leur investissement dans leur identité corporelle auront une peur immense de lâcher prise totalement de la seule identité qui leur est connue. C’est un processus graduel qui prend beaucoup d’années et nécessite de s’engager à regarder sans peur avec Jésus le contenu de son esprit faux qui repose presque immuablement sur le choix rebelle de quitter sa Demeure et de ne jamais y retourner. Jésus nous rassure de façon poignante:

“Je te conduis vers un nouveau type d’expérience que tu seras de moins en moins désireux de nier”T-11.VI.3:6

Il s’agit d’un processus, et le choix final se fera sans effort. En fait, l’attraction de l’Amour sera si forte que ce ne sera même plus considéré comme un choix, et il n’y aura plus à se soucier de “se désagréger”.

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[4] Concilier la guerre contre le terrorisme et les enseignements du Cours

Après avoir lu votre article dans The Lighthouse (Le Phare: publication trimestrielle de la Foundation for A Course in Miracles®, [FACIM] de décembre 2001 intitulé “September 11th and the Aftermath” (“Le 11 septembre 2001 et ses répercussions”). Je me demande si un étudiant du Cours peut mener une guerre contre les terroristes, et ne pas être sur le champ de bataille avec l’ego, mais avec Jésus à la place?

R

Oui, en principe c’est possible puisqu’Un cours en miracles n’est pas un cours sur le comportement, mais plutôt un cours sur le changement de notre façon de penser, ou mieux encore, avec qui nous pensons. Croire autre chose voudrait dire qu’il y a des situations dans le monde qui ne peuvent pas être utilisées par le Saint-Esprit ou Jésus comme des occasions pour nous d’apprendre le pardon. Si on considère qu’il faut deux personnes, chacune jointe à l’ego, pour produire un champ de bataille, le fait qu’une des deux pourrait choisir de penser avec Jésus éliminerait le champ de bataille. À ce moment-là celle-ci ne ferait pas la guerre, mais plutôt, pour paraphraser le texte, fixerait une limite à l’aptitude d’autrui de ‘malcréer’ (T-2.III.3:3). Comme c’est exprimé dans l’article:

“Il y a moyen de faire cesser l’agression, que ce soit au niveau individuel ou sur le plan mondial, qui peut être ferme et résolu et pourtant faire preuve de bonté.”

Cette façon, c’est de se joindre à Jésus. Avec Jésus à nos côtés, nous verrions les terroristes comme étant terrifiés plutôt que mauvais. Reconnaissant leur appel à l’aide et à l’amour, nous accomplirions toute action ou inaction dans la direction vers laquelle l’amour de Jésus nous guiderait.

  • Un cours en miracles
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  • Q&R
  1. Question 40 — Le niveau “intellectuel” du Cours
  2. Question 41 — Rêves endormis et rêves éveillés
  3. Question 42 — Dieu intervient-Il dans ce monde?
  4. Question 43 — Reconnaître la “Voix” du Saint-Esprit
  5. Question 44 — Comment pardonner
  6. Question 45 — “Formation” et “certificat” pour le Cours
  7. Question 46 — Nos sentiments
  8. Question 47 — Reconsidérer des décisions passées
  9. Question 48 — Le pouvoir du moment présent
  10. Question 49 — La neutralité du monde et du corps
  11. Question 5 — L’utilisation du genre masculin dans le langage du Cours
  12. Question 50 — La difficulté à pardonner
  13. Question 51— Regarder l’ego avec humilité
  14. Question 52 – Culpabilité face à la souffrance du monde
  15. Question 53 — Essayer d’améliorer le monde extérieur
  16. Question 54 – Qu’en est-il de l’intelligence?
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