Kenneth WAPNICK
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Q

[153] Pour revenir à la réincarnation

Dans  “To Be or Not to Be” (CD et DVD, Facim) Ken a dit que nous essayons tous de frôler la mort de différentes façons, uniquement pour garder notre individualité. Est-ce que la réincarnation ne fait pas la même chose dans l’illusion? Nous “vivons” et nous “mourons” pour ne faire que “vivre” de nouveau, juste pour que l’ego reste sain et sauf. Mais à un moment donné, nous allons devoir choisir la cassette de l’esprit juste… Pourriez-vous S.V.P. expliquer cela un peu plus en détail ?

R

En effet la réincarnation sauvegarde notre individualité, tout comme l’illusion du temps. Toutefois, les nombreuses réincarnations telles qu’elles sont définies par les différents systèmes, ont pour but de nous donner autant d’occasions que nous avons besoin pour parfaire notre apprentissage afin que le cycle de la naissance et de la mort ait une fin à tout jamais. Vous savez probablement que Jésus nous dit dans Un cours en miracles:

“En définitive, la réincarnation est impossible. Il n’y a ni passé ni futur et l’idée de naissance dans un corps n’a pas de signification, que ce soit une fois ou de nombreuses fois. La réincarnation ne peut donc pas réellement être vraie. Notre seule question devrait être: ‘Le concept peut-il aider ?’”M-24.1:1-4

Dans les explications qui suivent, il conclut que toutes les croyances qui font progresser vers l’acceptation de l’Expiation pour soi-même devraient être honorées (M-24.6). Ça se ramène donc à la forme et au contenu.

  • ego
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Q

[154] Conflit entre le catholicisme et Un cours en miracles

J’étudie Un cours en miracles depuis quatre ans et fais à présent du bénévolat pour une organisation catholique dans les Philippines. J’habite dans une petite communauté religieuse et travaille dans les bidonvilles de Manila. Je savais qu’il y a des différences entre les enseignements du Cours et du catholicisme avant d’y aller, ayant lu les livres de Ken Wapnick A Course in Miracles and Christianity: A Dialogue, et Forgiveness & Jesus (Facim). Mais je voulais vraiment faire partie de cette organisation chrétienne et pensais que cela ne m’empêcherait pas d’étudier le Cours et de mettre en pratique ses principes tout seul. Pourtant je trouve que cela me dérange de plus en plus de prier avec les autres ou d’entendre des lectures où il est proclamé que Jésus a souffert et est mort pour nos péchés et ce genre de choses. Malgré le fait que les enseignements sont si différents, je ne veux pas utiliser le Cours pour me séparer des chrétiens et vous demande comment je peux rester fidèle au Cours et à ma communauté tout en évitant de faire des compromis.

R

Vous vous êtes placé dans une situation pleine de défis, mais si vous le désirez, c’en est une dans laquelle vous pouvez beaucoup apprendre sur votre chemin du pardon. Si vous vous rappelez que le Cours s’intéresse uniquement au contenu ou au but et pas à la forme ou aux rituels, vous pouvez utiliser vos circonstances pour approfondir votre compréhension et pratique des principes du Cours. Ce n’est que votre ego qui voudrait que les différences des croyances et pratiques se prêtent au jugement afin de vous séparer des autres dans votre communauté.

Vous vous rendez déjà compte de cette tentation, ce qui aide beaucoup, car elle est un obstacle dans votre esprit à l’expérience de l’amour qui est déjà en vous. Vous pouvez respecter le choix du chemin spirituel de vos amis sans devoir accepter et adopter leurs croyances. En même temps, vu que le Cours est axé uniquement sur vos propres pensées et croyances intérieures, il n’y a aucune raison de ne pas demander l’aide du Saint-Esprit pour simplement utiliser ces rituels et formes auxquels vous êtes censé participer comme autant d’occasions pour vous joindre à eux sous la forme sous laquelle ils peuvent vous accepter. Car lorsque vous réussissez à relâcher les jugements concernant les différences des croyances auxquelles vous tenez, il ne restera plus que l’amour dans votre esprit auquel vous souhaiterez qu’ils participent. Vous ne décrivez pas de conflits extérieurs avec les autres, juste un conflit intérieur; il n’est donc vraiment pas nécessaire de leur faire connaître les différences de vos croyances, à moins que vous sentiez intensément que vous devez le faire. Votre but n’est pas de les changer, mais simplement de les accepter tels qu’ils sont (T-9.III.6:4).

  • Un cours en miracles
  • religion
  • conflit
  • Q&R
Q

[155] Pourquoi est-ce que j’ai encore des attaques de peur et de panique?

J’étudie Un cours en miracles depuis bientôt une année. Je vous serais reconnaissante si vous pouviez élucider quelque chose que je viens de lire dans le texte. Jésus parle de l’“immédiateté du salut” et dit que si on ne fait pas l’expérience de cette immédiateté, cela tient au fait qu’il reste toujours un petit souhait de rester séparé et de s’accrocher à la culpabilité et au manque de pardon. J’ai souffert d’attaques de panique très débilitantes pendant dix ans; je peux tout à fait accepter et admettre que c’est moi qui ai produit cet état, et aussi que mon désir d’être séparée, coupable et de manquer de pardon est la pensée erronée à laquelle je me suis accrochée. J’aimerais ardemment guérir et relâcher ces malperceptions, parce que la douleur d’avoir cette angoisse m’est entièrement insupportable et inacceptable. Aussi pleinement que je puisse accepter que je sois responsable, et aussi sincère que soit mon petit désir que mes malperceptions soient corrigées, je souffre toujours. Quelle est l’erreur que je fais? Pourquoi mon acceptation et mon petit désir sincères n’ont-ils pas suffi pour créer le miracle, l’immédiateté du salut que Jésus a promis?

R

Dans la section à laquelle vous faites allusion Jésus dit que l’espace que nous voudrions garder entre nous et notre frère est petit, mais même si l’espace est petit, cela ne veut pas dire que nous devrions minimiser combien nous avons investi pour garder intacte cette distance. Toute notre identification avec ce soi que nous croyons être reste en place lorsque nous maintenons la pensée de séparation comme réelle dans notre esprit, comme aussi sa projection dans le monde extérieur en tant qu’espace entre notre corps et celui de notre frère. Nous avons donc une peur immense de perdre notre soi si nous lâchons entièrement prise de toutes nos rancœurs et pensées d’attaque maintenant. Jésus décrit cette peur ainsi:

“Le salut effacerait l’espace que tu vois encore entre vous, et vous laisserait instantanément devenir un. Et c’est là que tu crains qu’il y aurait perte”T-26.VIII.3:4-5

Vous devriez donc apprendre à respecter l’immensité de cette peur qui se traduit en vos attaques de panique. Le but est de vous joindre à Jésus pour regarder votre peur, demander son aide pour comprendre sa source et son but plus profonds qui sont ensevelis dans la partie de l’esprit qui veut garder son existence individuelle et séparée. Il est aussi important d’être patiente avec vous-même et de reconnaître que c’est un processus qui prendra sans doute beaucoup de temps. Résister aux sentiments ne fait que les enfouir et maintient leur intensité.

Le salut est immédiat dans le sens qu’à n’importe quel instant vous pouvez ressentir la paix qui se trouve toujours dans votre esprit, si vous avez le petit désir de lâcher prise, même momentanément, de votre investissement dans le péché et la peur, jusqu’à ce que vous choisissiez de nouveau la culpabilité puisque vous vous êtes de nouveau identifiée à l’ego et à la peur. Si vous pratiquez chaque fois que vous êtes prête et le désirez, vous vous rendrez compte que ce n’est pas un péché, mais seulement un choix erroné dont vous serez de plus en plus consciente dans votre esprit.

Vous ne dites pas si vous avez sollicité une aide spécialisée pour vos attaques de panique. Chercher des aides extérieurs (p. ex. médecins, thérapeutes, médicaments) pour vous soutenir lorsque vous êtes aux prises avec vos symptômes peut d’une certaine façon faire preuve de votre petit désir de ne plus vous voir comme étant séparée et seule. C’est une preuve de bonté que d’avoir le petit désir de bien vouloir accepter l’aide dont vous avez besoin sous n’importe quelle forme pour laquelle vous êtes prête à ce moment-là (T-2.IV.4,5; M-5.II.2,3).

Vous pourriez aussi relire les questions et réponses 128, 142 et 148 qui se rapportent à divers points de la question que vous avez posée.

  • culpabilité
  • maladie
  • guérison
  • Q&R
  1. Question 156 — Quelle est la voix qui était l’auteur du Cours?
  2. Question 157 — Comment pouvons-nous savoir que Dieu n’a pas conscience de notre existence dans le monde, et où le “décideur” ou “preneur de décision” est-il mentionné dans le Cours?
  3. Question 158 — Pourquoi le Cours dit-il que “tu ne peux pas perdre une chose à moins que tu ne lui accordes pas de valeur”?
  4. Question 159 — Est-ce qu'il suffit d’avoir conscience de sa particularité et de s’en préoccuper?
  5. Question 16 — La réalité du corps
  6. Question 160 — Est-ce que c’est important que mes rêves soient encore dominés par l’ego?
  7. Question 161 — Pourquoi le message du Cours diffère-t-il du message catholique?
  8. Question 162 — Je trouve que j’attaque des gens dans mon esprit, alors pourquoi le Cours dit-il que “l’esprit ne peut pas attaquer”?
  9. Question 163 — Qu’est-ce que signifie “Il est seulement besoin de deux”?
  10. Question 164 — Apprendre à ne pas nous juger nous-mêmes pour nos jugements
  11. Question 165 — Est-ce qu’il y a un seul rêveur du rêve ou y en a-t-il plusieurs?
  12. Question 166 — Pourquoi le Cours m’enjoint-il de voir les choses différemment s’il n’y a pas de différences?
  13. Question 167 — Est-ce que les phénomènes comme des “déjà vu” et de “synchronicité” sont des activités de l’ego?
  14. Question 168 — Quoi faire avec la culpabilité envers quelqu’un qui est décédé?
  15. Question 169 — Comment faire face à mon ambivalence face au travail?
  16. Question 17 — Défaire la séparation
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