Kenneth WAPNICK
  • Accueil
  • Présentation
    • Un cours en miracles
    • Kenneth Wapnick
  • ✦ Recherche avancée en ligne
  • Enseignements
    • Questions & Réponses
    • Mots-clés
    • Bibliographie
    • Entretiens
    • Glossaire
    • Métaphysique
    • Vidéos
    • Index des Q/R
  • Faire un don
  • ? Outils
    • Contact
    • Remerciements
    • Se connecter
    • Fip
    • Facim
    • Ucem - France
Q

[67] Atteindre la justesse d’esprit

J’ai du mal à atteindre “la justesse d’esprit”. Pendant une méditation calme, je peux en général penser assez clairement aux enseignements métaphysiques du Cours et ils me motivent beaucoup. Cependant, une fois revenu dans le rêve illusoire il me semble que je reviens très rapidement à “la fausseté d’esprit”. Le problème est que le monde entier que nous voyons semble être construit sur “la fausseté d’esprit”, et il est donc difficile de faire ou de penser quelque chose ici qui soit de l’esprit juste. En fait, atteindre “la justesse d’esprit” me semble souvent être encore plus difficile que la contemplation de la métaphysique. Je sais que Jésus ou le Saint-Esprit est toujours là pour aider, si nous faisons preuve juste d’un petit désir. Je suppose que j’ai besoin de continuer à essayer et de continuer à étudier. Toute suggestion serait appréciée.

R

Cela pourrait vous aider de voir la justesse d’esprit comme voulant dire regarder votre esprit faux sans jugement. Vous n’avez pas besoin de lutter contre la fausseté d’esprit. Il suffit de la regarder sans vous juger d’être dans cet état. Si vous pouvez regarder votre esprit faux sans jugement, ne serait-ce que brièvement, alors vous avez écarté votre ego puisque l’ego ne regarderait jamais sans jugement. C’est le cœur du processus de guérison. Vous n’avez pas besoin d’essayer d’arrêter les pensées de l’esprit faux; évitez simplement de vous faire des reproches de les avoir. La définition du pardon dans le livre d’exercices nous aide à garder cela à l’esprit:

“Le pardon, par contre, est calme, et tranquillement ne fait rien […] Il regarde simplement, attend et ne juge pas”L-II.1.4:1,3

En tant qu’étudiants, nous ne visons donc pas à faire des choses de l’esprit juste dans le monde, ni de bannir les pensées de l’esprit faux. Notre objectif est plutôt d’apprendre comment regarder notre ego sans nous juger, nous ou les autres, d’avoir un ego.

Il semble toujours que ce n’est pas suffisant et que nous devrions faire plus que simplement regarder sans juger. Mais alors cela signifie que l’ego serait venu se faufiler pour essayer de rendre les choses plus compliquées et déplacer notre attention du contenu de notre esprit à notre comportement dans le monde. Jésus répète maintes et maintes fois que nous sommes en train de dé-faire un système de pensée qui est totalement illusoire. En ce sens, il dit du miracle qu’

“[...] il regarde simplement la dévastation et rappelle à l’esprit que ce qu’il voit est faux”L-II.13.1:3

Donc, penser à partir de l’esprit juste signifie regarder la dévastation qu’est notre monde, mais sans aucun sens de jugement ni de culpabilité. Pratiquer cela de notre mieux aura pour résultat que nous serons progressivement de moins en moins identifiés à notre faux soi, et donc que nous aurons de moins en moins peur du chemin qui nous mène au-delà de ce faux soi vers l’acceptation de l’amour de Jésus comme notre seule réalité. Nous juger nous-mêmes, les autres, ou le monde est une défense qui maintient la réalité de notre soi et du monde et nous fait garder une “distance sûre” de l’amour de Jésus.

En définitive nous sommes responsables uniquement du choix de l’enseignant avec lequel nous choisissons de regarder le monde. Si nous regardons le monde avec les yeux de l’ego, nous finissons par nous sentir coupables. Si nous choisissons que l’amour de Jésus constitue nos “yeux”, rien ne pourra nous contrarier. Lorsque nous sommes contrariés, nous avons juste besoin de nous rappeler avec douceur que nous avons choisi le mauvais enseignant, et que ce n’est pas un péché. C’est tout ce que nous avons besoin de “faire” pour être de l’esprit juste.

  • esprit
  • Q&R
  • regarder
  • méditation
Q

[68] Le sort de l’esprit après la mort du corps

Qu’arrive-t-il à l’esprit après la disparition du corps? Est-ce que l’esprit s’en va chez lui et re-joint ce qu’il n’a jamais quitté? Qu’est-ce qui arrive à l’ego? Où puis-je trouver une réponse à cela dans le texte?

R

La réponse à vos questions se trouve dans la compréhension des enseignements du Cours sur la vie et la mort en contraste avec la version de l’ego. Il est très important de se rappeler que dans le Cours la mort est décrite comme le choix dans l’esprit de croire la définition de l’ego de qui nous sommes: des pécheurs apeurés et coupables, des individus séparés emprisonnés dans des corps. Cette croyance est la façon de l’ego de donner un coup mortel à la conscience de qui nous sommes réellement en tant que Fils de Dieu innocent, et c’est ce que le Cours appelle la “mort”. Lorsque le Cours parle de “vie” il renvoit toujours à notre vie au Ciel avec Dieu.

“Il n’y a pas de vie en dehors du Ciel”T-23.II.19:1

Avec cela à l’esprit on trouve plusieurs passages dans le Cours qui traitent de la mort, de l’esprit, du corps et de l’ego qui aident à comprendre les points que vous soulevez. Le Cours nous dit que l’esprit n’est pas dans le corps:

“Il [l’esprit] ne peut pas faire un corps, ni demeurer au-dedans d’un corps”L-I.167.6:3
“Un esprit et un corps ne peuvent pas tous les deux exister. Ne tente pas de réconcilier les deux, car l’un nie que l’autre puisse être réel. Si tu es physique, ton esprit a disparu de ta conception de soi, car il n’y a pas de place où il puisse réellement faire partie de toi. Si tu es pur-esprit, alors le corps doit être in-signifiant pour ta réalité”L-I.96.3:4-7

Par conséquent, il ne peut y avoir le moindre changement de l'état de l’esprit dû à la disparition du corps, rien ne lui arrive et il ne va nulle part. Nous avons du mal à comprendre cela parce que la plupart d’entre nous s’identifient à leurs corps, toutefois il est essentiel de comprendre ce qu’enseigne le Cours. Vous avez raison de dire qu’en vérité l’esprit n’a jamais quitté son chez-soi au Ciel, où il demeure dans l’Unité. Notre expérience illusoire dans ce rêve est le résultat d’une pensée dans l’esprit endormi du Fils qui croit que la séparation s’est en effet produite. L’esprit ne rentre pas chez lui lorsque le corps meurt. L’esprit rentre chez lui lorsqu’il fait le choix définitif d’accepter l’Expiation et de ne plus s’identifier au système de pensée de l’ego. C’est ainsi qu’il s’éveille au fait qu’il n’a jamais quitté le Ciel et ne s’est jamais séparé de sa Source.

L’ego non plus n’est pas dans le corps. Il est la pensée de séparation dans l’esprit qui ne change pas avec la mort du corps:

“L’ego est la partie de l’esprit qui croit en la division”T-5.V.3:1

L’ego n’est pas dans le corps, mais il s’identifie au corps. Nous aussi nous nous identifions au corps lorsque nous choisissons le système de pensée de l’ego, ce qui explique pourquoi nous acceptons l’expérience de la mort du corps et croyons qu’elle signifie quelque chose. Avec l’ego nous la voyons comme

“[...] le rêve central dont découlent toutes les illusions […] C’est la croyance du monde, fixe et inchangeable, que toutes choses en lui ne naissent que pour mourir. Cela est considéré comme ‘la voie de la nature’, qui ne doit pas être remise en question mais acceptée comme loi ‘naturelle’ de la vie”M-27.1:1,4-5

Bien que l’ego ne meure pas avec la disparition du corps, puisqu’il est une pensée dans l’esprit, il est obsédé par la mort: il la craint, la recherche et l’utilise pour prouver sa réalité et la réalité du corps. Cela peut aider de relire “Le troisième obstacle: L’attraction de la mort” (T-19.IV-C). Lorsque nous apprenons à connaître une nouvelle identité en remettant en question nos croyances à propos de qui nous croyons être, ce qui nous donne la liberté d’accepter le message du Saint-Esprit quant à qui nous sommes réellement, cette expérience nous permettra de voir la mort du corps différemment et d’ouvrir notre esprit à la nouvelle perception et expérience de la vie dont il est question dans le Cours:

“Quand ton corps et ton ego et tes rêves auront disparu, tu connaîtras que tu dureras à jamais. Peut-être penses-tu que cela s’accomplit par la mort, mais rien ne s’accomplit par la mort, parce que la mort n’est rien. Tout s’accomplit par la vie, et la vie est de l’esprit et dans l’esprit. Le corps ne vit ni ne meurt, parce qu’il ne peut te contenir, toi qui es la vie”T-6.V-A.1:1-4
  • corps
  • mort
  • esprit
  • Q&R
Q

[69] Atteindre le pardon

Les deux questions suivantes ont été posées par la même personne.

R

Le pardon est un concept essentiel dans les enseignements du Cours et nous avons beaucoup de mal à le saisir tant que nous nous identifions encore à notre ego et au soi individuel que nous croyons être. Jésus nous avertit que

“[...] le monde ne peut pas en percevoir la signification [du pardon] ni fournir un guide pour t’en enseigner la bienfaisance. Il n’y a pas une pensée dans le monde entier qui conduise à quelque compréhension des lois qui le gouvernent, ni de la Pensée qu’il reflète. Il est aussi étranger au monde que l’est ta propre réalité”L-I.134.13:1-3

Il faut donc beaucoup d’humilité pour aborder l’étude du Cours et admettre que nous ne le comprenons vraiment pas. Mais c’est cette admission qui rend possible un vrai apprentissage. Le pardon tel qu’il est défini par le Cours n’a vraiment rien à voir avec quelqu’un d’autre envers qui nous croyons avoir de la rancœur. Mais il n’a également rien à voir avec la personne que nous croyons être qui semble avoir cette rancœur.

Cela ne veut pas dire que nous n’allons pas faire l’expérience des effets apparents du véritable pardon dans nos relations extérieures, mais ce n’est pas vraiment ce qui se passe. Pour comprendre ce que veut dire le pardon dans le Cours nous devons d’abord comprendre le but qu’a l’ego quant au monde et nos relations. Ce but est toujours de voir la culpabilité – la culpabilité originelle qui vient de la pensée de la séparation d’avec Dieu et qui est réellement dans notre propre esprit – à l’extérieur de nous-mêmes et en quelqu’un d’autre. Les détails de ma rancœur contre vous ne sont pas vraiment importants. Ce qui est important, c’est que je peux vous mettre mon malheur sur le dos.

Le pardon est donc le processus qui me permet de reconnaître d’abord que je suis en effet malheureux, je ne suis pas en paix, et c’est vous, contre qui j’ai eu des rancœurs, qui m’avez aidé à voir cela. Mais ce n’est en fait pas vous qui avez causé ma perte de paix et de bonheur. C’est moi. Alors lorsque je retire ma projection de culpabilité et d’accusation que j’avais placée sur vous, je peux ensuite aborder la prochaine étape avec le Saint-Esprit et reconnaître que ma propre culpabilité n’est pas réelle. Reconnaître cela mène à la paix. Ainsi le pardon me permet de me délivrer des jugements erronés que j’ai d’abord portés sur moi-même et dont je vous ai ensuite accusé parce que je ne voulais pas accepter d’en être responsable. Le pardon dont je fais l’expérience se déroule dans mon esprit et n’a rien à voir ni avec le soi que je crois être ni avec le soi pour lequel je vous prends.

Gardant à l’esprit cette brève explication, voyons maintenant les questions qui ont été soulevées. Ce que nous ressentons comme pardon dans nos relations avec autrui peut bien sûr être un reflet du vrai processus sous-jacent qui a lieu dans notre esprit. Tant que nous sommes encore identifiés à nos ego, nous allons interpréter l’expérience de délivrance dans notre esprit dans le contexte de la forme concrète de notre relation avec quelqu’un. C’est inévitable tant que nous nous accrochons à notre fausse identité en tant que corps. C’est une erreur, mais ce n’est certainement pas un péché.

Par conséquent, si je fais l’expérience de vous délivrer des jugements que j’ai portés sur vous et ressens la paix, ce ne peut qu’être un reflet du fait que je me délivre moi-même de la culpabilité et des jugements contre moi-même dans mon propre esprit. Cela doit forcément générer de la peur dans mon ego qui survit grâce à la culpabilité à qui elle réussit. Une défense contre l’amour et la paix devient alors nécessaire.

Pour l’ego, changer la forme de la relation, passer de la haine particulière à l’amour particulier est une solution idéale. La forme change, mais le contenu sous-jacent reste toujours la haine et la culpabilité, bien que maintenant déguisée et cachée. Ainsi, au lieu de vous voir comme cause immédiate de mon malheur, je vous vois maintenant comme étant d’une certaine manière nécessaire à mon bonheur – j’ai besoin d’être avec vous pour vous faire participer à mon expérience de paix et de joie. Mais en fait cela revient au même, parce que si vous n’êtes pas à ma disposition comme je l’aimerais, alors vous contribuez une fois de plus à mon malheur. Dans les deux cas, je ne suis pas en paix et mon ego a gagné. La réponse à ce stade serait de ne pas tenter de changer quoi que ce soit, mais simplement de reconnaître ce qui se passe. Et ensuite me demander, avec Jésus ou le Saint-Esprit comme enseignant, si c’est réellement ce que je voudrais avoir au lieu de la paix que j’ai ressentie lorsque j’étais capable de nous délivrer tous deux des chaînes de la culpabilité et de la condamnation? Si j’ai dévoilé le but de mon ego, ce n’est qu’une question de temps jusqu’à ce que je désire faire un choix différent.

Mais qu’en est-il de la situation où la vie d’une victime a apparemment été fauchée par l’attaque d’autrui? Pour répéter ce que nous avons dit plus tôt, le pardon, tout comme avoir de la rancœur, n’a vraiment rien à voir avec le soi que je crois être ou le soi pour lequel je vous prends. Les rancœurs sont maintenues dans l’esprit et le corps n’est pas du tout nécessaire pour que l’esprit pardonne. L’esprit a le même choix à sa disposition, que le corps semble rester en vie ou non. Soit la projection de la culpabilité sur le corps d’autrui continue, soit la culpabilité est retirée dans l’esprit qui en est la source où le choix de relâcher la culpabilité reste le même.

N’importe quelles différences apparentes dans le processus ne surviennent que si l’on choisit de continuer à projeter la culpabilité, mais ces différences se font au niveau de la forme, pas du contenu. L’esprit trouve simplement une autre vie, s’identifie à un autre corps – un choix qui n’est pas si différent de ce que nous faisons au cours d’une vie lorsque nous décidons de quitter une relation pour une autre. Le cycle de victime et d’agresseur se répète jusqu’à ce que l’esprit soit prêt à faire un autre choix et à accepter la responsabilité entière pour sa souffrance et sa perte de paix. Le meurtre est toujours en premier lieu une pensée dans l’esprit, une auto-accusation pour ce que nous croyons avoir fait à Dieu. Nous la projetons à l’extérieur sur quelqu’un d’autre afin d’éviter les conséquences dont nous nous sommes convaincus qu’elles allaient découler de ce choix. Mais le meurtre, la culpabilité qui en résulte, tout comme le monde que nous avons fait pour y faire reposer la culpabilité dont nous voulons échapper, sont tous tout aussi illusoires. De cette prémisse découle le pardon.

  • pardon
  • sentiment
  • Q&R
  • humilité
  1. Question 7 — Se pardonner à soi-même
  2. Question 70 — La beauté dans l’art et la nature
  3. Question 71 — Croire être victime dans les relations
  4. Question 72 — Le “plan” de Dieu
  5. Question 73 — Décider de rejeter la souffrance
  6. Question 74 — Nos préoccupations
  7. Question 75 – Les “Grands Rayons”
  8. Question 76 — Le rôle du corps
  9. Question 77 – La quiétude du Saint-Esprit
  10. Question 78 — Pardonner aux autres sans les voir
  11. Question 79 — Conflits familiaux
  12. Question 8 — Regarder le monde sans jugement
  13. Question 80 — Ma connaissance est-elle la vraie connaissance?
  14. Question 81 — Établir une relation particulière avec le Cours
  15. Question 82 — La nature du rêve, du monde réel et de la dualité
  16. Question 83 — Le Nom de Dieu
  • 51
  • 52
  • 53
  • 54
  • 55
  • 56
  • 57
  • 58
  • 59
  • 60